الاثنين، 13 أكتوبر، 2008

Picasso et les maîtres - Galeries nationales du Grand Palais


Picasso, un peintre au regard magnétique

Sur la Côte d'Azur, Picasso, dont Paris expose 200 toiles aux Galeries du Grand Palais, a multiplié périodes, ateliers et lieux de vie. Dans les années vingt, mais surtout à la fin des années quarante, c'est un artiste solaire qui s'exprime, peint, sculpte, grave, découpe. Peintre des mythologies et de la Méditerranée, il puise dans la lumière du Sud, libre, joyeux, infatigable. Torse nu, bronzé comme un chef sioux, visage cuit par le soleil du Midi, il est « Pablo », dont les grands photographes André Villers, Edward Quinn et David Douglas Duncan restituent le regard magnétique, l'humour et l'énergie


PABLO PICASSO



Picasso et les maîtres

Galeries nationales du Grand Palais

8.10.08 - 2.02.09

Yo, Picasso

Extraits de la chronologie du catalogue Picasso et les maîtres (Établie par Annaïs Bonnel)

25 octobre 1881
Naissance à Malaga de Pablo, premier enfant de la famille.

1888 - 1889
Picasso qui dessine depuis son plus jeune âge commence à peindre, sous l’impulsion de son père.

1895
Juillet :
Picasso visite le Prado et découvre les toiles des maîtres espagnols Velázquez, Goya, Zurbarán.
15 et 30 septembre :
Pablo s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts (La Lonja). Il est brillamment admis aux épreuves d’entrée du cours supérieur, section art classique et nature morte.

Septembre - octobre 1897
À Madrid et il réussit le concours d’admission à l’Académie des Beaux-Arts de San Fernando et s’inscrit aux classes de paysage, de dessin d’après l’antique et d’étude de draperie. Son ami Francisco Bernareggi Calderón explique qu’avec Picasso ils étudiaient et copiaient huit heures par jour au Musée du Prado.
De plus en plus réfractaire à l’enseignement officiel, il abandonne les cours de l’Académie San Fernando.

1899
Picasso débute un dialogue avec l’artiste El Greco qui se poursuivra toute sa vie. Picasso s’identifie fortement à l’artiste comme le montre un de ses dessins sur lequel est inscrit « Yo, el Greco » [Moi, el Greco] (Barcelone, Museu Picasso)

Octobre 1900
À Paris, il explore le Louvre, plus particulièrement la section des Antiquités et le musée du Luxembourg. Il peint Le Moulin de la Galette (New York, The Solomon R. Guggenheim Museum), à la fois hommage à Renoir dont il a sûrement vu Le Moulin de la Galette au Musée du Luxembourg et à Lautrec et à son Bal du Moulin Rouge.

1901
Picasso, alors âgé de dix-neuf ans et demi, inscrit sur son autoportrait « Yo, Picasso » [Moi, Picasso] et pose à la manière de Nicolas Poussin dans son autoportrait qu’il a admiré au musée du Louvre.
Mi-janvier :
Madrid, Tolède. Picasso réalise durant l’hiver ses premiers portraits bleus et des maternités.
Septembre - octobre :
Mort de Toulouse-Lautrec, le 9 septembre. Picasso, alors influencé par son oeuvre, en est très affecté. Cette année de 1901 marque aussi sa rencontre avec Manet et se manifeste par un dessin, parodie du chef-d’oeuvre Olympia.

1902
Redécouverte de l’oeuvre du Greco. Il développe une monochromie bleue.
Décembre :
Dans Mercure de France, Charles Morice salue sa « précocité effrayante ». Le critique, ami de Gauguin, lui offre un exemplaire du livre Noa-Noa. On sent d’ailleurs dès 1902-1903 une première influence de Paul Gauguin dans un dessin de Picasso intitulé Autoportrait au nu couché s’inspirant de la composition de L’Esprit des morts veille (Manao tupapau) qu’il a dû voir en 1901 chez Ambroise Vollard.

1903
Picasso retourne à Barcelone et peint Le vieux juif (Moscou, The Pushkin State Museum of Fine Arts), Le Vieux Guitariste (The Art Institute of Chicago), Le Repas de l’Aveugle (New York, The Metropolitan Museum). Par leur allongement maniériste, toutes ces oeuvres évoquent les déformations anatomiques des personnages de l’univers pictural de El Greco.
Eté - automne :
Il reçoit une commande de son ami Soler. Il peint d’après photographie un déjeuner sur l’herbe (La Famille Soler, Liège, Musée d’art moderne et d’art contemporain) et deux portraits de Soler et son épouse : Portrait de Benet Soler (Saint Pétersbourg, Musée de l’Ermitage) et Portrait de Madame Soler (Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen).

Avril 1904
Paris, il s’installe au Bateau- Lavoir.

24 mars - 30 avril 1905
Rétrospective Van Gogh au Salon des Indépendants
Eté - automne :
Picasso est impressionné par la rétrospective Manet au Salon d’Automne. Il découvre le Bain turc d’Ingres.

1906
Au Louvre, il découvre la sculpture ibérique dans une exposition présentant les fouilles récentes des sites d’Osuna et de Cerro de los Santos, en Andalousie.
Mars :
Vollard expose des oeuvres de Cézanne.
Avril :
Il peint le Meneur de cheval nu (New York, The Museum of Modern Art) qui fait référence à la toile Saint Martin et le mendiant du peintre El Greco. Picasso prend pour modèle les jeunes hommes au physique archaïque de sculptures de Kouroi qu’il a pu voir au musée du Louvre. Juillet. Gósol, village isolé de Haute Catalogne. Il peint Les Deux frères (Paris, Musée Picasso) et Grand nu debout (New York, The Museum of Modern Art) dans une dominante ocre rose qui donnera son nom à la « période rose ». Ces adolescents nus de 1906 font écho aux baigneurs de Cézanne.
23 octobre :
Mort de Cézanne

1907
Au Louvre, sont accrochées, face à face, L’Olympia de Manet et La Grande Odalisque d’Ingres. Picasso réalise un grand dessin d’après La Grande Odalisque d’Ingres en s’attachant à la partie centrale du corps hachuré violemment.

3 mai 1913
Mort du père de Picasso

1917
17 février - fin mars :
Huit semaines en Italie. Il part avec Cocteau pour Rome où ils rejoignent Diaghilev, directeur des Ballets russes, et la troupe des danseurs pour travailler aux décors et costumes de Parade. Il y rencontre Igor Stravinsky et noue des contacts avec les artistes futuristes romains. Il visite Pompéi puis Florence.
Picasso renoue avec la pratique de l’autoportrait. Ses dessins semblent être des hommages au peintre Ingres. D’autres dessins de Picasso s’inspirent des oeuvres du peintre néo-classique. Le dessin Femme à la coiffe (localisation inconnue) reprend une des figures de la toile Tu Marcellus eris (Bruxelles, Musée royaux des Beaux-Arts) et celui de La villa Médicis à Rome (Paris, Musée Picasso,) exécuté lors de son séjour à Rome rappelle l’ensemble de quinze dessins d’Ingres du Palais Médicis réalisé lors de sa découverte de l’Italie. (Montauban, Musée Ingres)
Automne :
Avec Le repas des paysans, d’après Le Nain, Picasso expérimente la technique du pointillisme sur l’oeuvre de Le Nain, Repas de paysans.

1918
12 juillet :
Picasso épouse Olga Koklova.
Fin septembre : Paul Rosenberg devient son marchand.

Fin de l’année 1919
Mort de Renoir

Juillet - septembre 1921
Picasso séjourne à Fontainebleau. Il peint simultanément les grandes compositions néoclassiques des deux versions de Trois Femmes à la fontaine.

1922
Picasso réalise La Danse villageoise (Paris, Musée Picasso) inspiré des danseurs de La danse à la campagne et La danse à la ville (Paris, Musée d’Orsay) de Pierre Auguste Renoir.

Juillet - septembre 1923
Royan puis au Cap d’Antibes.
Il y peint La Flûte de Pan (Paris, Musée Picasso), L’entretien (Genève, Galerie Krugier-Poniatowski), qui reprennent les canons de monumentalité et de beauté du monde antique et multiplient les études dessinées de baigneuses.

Janvier 1927
Picasso rencontre Marie-Thérèse Walter (1907-1977), âgée de 17 ans.

25 octobre1931
Les Métamorphoses d’Ovide sont publiées chez Albert Skira avec 30 eaux fortes de Picasso.

Janvier - mars 1932
Figures de femmes inspirées par Marie-Thérèse : Le Rêve (collection particulière), La Lecture (collection particulière) Nu au fauteuil noir, (collection particulière) Le Miroir, 14 mars (collection particulière), L’aboutissement en est la Jeune fille devant un miroir datée du 14 mars (New York, The Museum of Modem Art). Sur ces images de Marie-Thérèse plane le fantôme d’Ingres et nombreux portraits de femme comme celui de Madame Moitessier (Londres, The National Gallery) et l’Odalisque à l’esclave (Cambridge, Fogg Art Museum).
17 - 30 septembre :
Il reprend le thème de la Crucifixion dans une série de dessins à l’encre d’après le Retable d’Issenheim de Grünewald (Colmar).

Janvier - février 1934
La présence de Rembrandt dans l’oeuvre de Picasso se manifeste pour la première fois dans des gravures de la suite Vollard telles que Rembrandt au « turban », aux « fourrures » et à l’"oeil d’éléphant », Feuille d’études. Profils de Marie-Thérèse et tête de Rembrandt au béret et Rembrandt et jeune fille de profil (Paris, Musée Picasso)

1935
Une exposition des chefs-d’oeuvre du musée de Grenoble est organisée au Petit Palais à Paris où Picasso aurait pu admirer les oeuvres de Zurbarán qu’il cite à Kahnweiler lors de l’un de ses entretiens. (Daniel-Henry Kahnweiler, « Huit entretiens avec Picasso », Le Point, Mulhouse, n°XLII (octobre 1952)
5 septembre :
Marie-Thérèse donne naissance à une fille, Maria de la Concepción, surnommée Maya.
Novembre :
Picasso est présenté à Dora Maar par Eluard au café des Deux Magots. Dora propose à Picasso de poser pour des portraits.

1936
18 juillet :
L’échec du pronunciamento lancé par le général Franco contre le gouvernement républicain déclenche la guerre civile en Espagne.
Série d’ « Arlésiennes », dont le Portrait de Lee Miller en arlésienne (Paris, Musée Picasso), inspirées d’oeuvres de Van Gogh telle que L’arlésienne (Madame Ginoux) (Paris, Musée d’Orsay).
Il découvre l’antique village de potiers de Vallauris et réalise quelques pièces de céramiques.
19 septembre :
Picasso est nommé directeur honoraire du Prado par la République espagnole.

1937
8 - 9 janvier :
Il grave la série Songe et Mensonge de Franco, première oeuvre antifranquiste, qui doit être vendue sous forme de cartes postales pour soutenir le gouvernement républicain et seront reproduites dans Cahiers d’art (n°1-3). Le jeu de mot du titre de cette oeuvre fait écho à celui utilisé par Goya pour l’une de ses gravures Sueño de la mentira y de la inconstancia (« songe du mensonge et de l’inconstance »). Les gravures de Picasso comme celle de Goya dans la suite des Désastres de la Guerre, décrivent la barbarie militaire.
26 avril :
Bombardement de Guernica
Octobre-décembre :
Série de La Femme qui pleure.
Références à l’iconographie religieuse espagnole du dix-septième siècle avec la mater dolorosa.
Il évoque aussi une peinture du musée du Prado de Madrid lors de l’un de ses entretiens avec Daniel-Henry Kahnweiler : « Le Titien a une Dolorosa très bonne ». (« Gespräche mit Picasso », Jahresring 59/60, Stuttgart, 1959.) De plus, il conservait une reproduction de La Virgen de los Dolores de Murillo du Musée du Prado (Musée Picasso).

Juillet - fin septembre 1938
Mougins. Série d’autoportraits en hommage à Van Gogh dont l’Homme au chapeau de paille et cornet de glace.

1939
13 janvier :
Mort de la mère de Picasso à Barcelone.
Octobre :
Il réalise une série de têtes de mouton, thème traditionnel de la nature morte espagnole, comparables à celles de Goya.

1940
Carnet de dessins de Royan daté du 10 janvier-26 mai 1940 comporte cinq études avec l’inscription Les Femmes d’Alger par Delacroix (Paris, Musée Picasso).

9 mai 1941
Picasso achève la grande toile L’Aubade (Paris). Il reprend le thème classique de la sérénade, en s’inspirant en particulier de la Vénus se divertissant avec l’Amour et la Musique du Titien, qu’il a pu voir lors de ses nombreuses visites au Musée du Prado de Madrid.

Mai 1943
Il rencontre, par l’intermédiaire de l’acteur Alain Cuny, Françoise Gilot, jeune peintre de 22 ans.

1944
24 au 29 août :
Il peint à l’aquarelle et à la gouache une variante (non localisée) de la bacchanale du Triomphe de Pan de Nicolas Poussin (Paris, Musée du Louvre ou Londres, National Gallery). Cette composition contient déjà la source thématique et stylistique de La Pastorale de 1946 qui va se déployer sur les murs du château d’Antibes et sur le panneau de La Paix à Vallauris en 1952.
6 octobre :
Le Salon d’Automne de la Libération est consacré aux oeuvres interdites d’exposition durant l’Occupation par les nazis et taxées « d’art dégénéré ». C’est la première fois que l’artiste expose au Salon. Après le vernissage, un scandale se déchaîne. Un groupe de jeunes d’extrême-droite décrochent des toiles de Picasso exposées au Salon d’automne. L’exposition doit être gardée par des agents de police.

Mi-septembre - mi-novembre 1946
Il peint une vingtaine d’oeuvres aux thèmes méditerranéens : natures mortes avec poissons, oursins, poulpes, pastèques, figures, des faunes avec la grande composition mythologique La Joie de vivre inspirée des bacchanales de Poussin telle que La Grande Bacchanale (Paris, Musée du Louvre).

1947
Série de lithographies datées de 1947-1949 (Paris, Musée Picasso), inspirée du tableau de Cranach intitulé David et Bethsabée (Berlin, Gemäldegalerie).
Mai :
Picasso, sur une suggestion de Georges Salles (Directeur des musées de France) et Jean Cassou (Directeur du Musée National d’Art Moderne), consent un don au Musée National d’Art Moderne de dix toiles importantes dont L’Atelier de la modiste, 1926, L’Aubade, 1942, La Casserole émaillée, 1945, la Femme assise dans un rocking-chair, 1943 et de plusieurs portraits de Dora Maar.
Avant qu’elles intègrent le musée d’art moderne, Georges Salles invite Picasso à faire voisiner ses toiles avec celle de Zurbarán.
L’exposition du corps de Saint Bonaventure, puis avec Le Massacre de Scio et Les Femmes d’Alger de Delacroix, avec les toiles de Courbet L’Atelier et L’Enterrement à Ornans.
15 mai :
Naissance de Claude

1949
Diverses gravures d’après l’oeuvre de Cranach Vénus et l’Amour.
19 avril :
Naissance de Paloma

Février 1950
Il reprend deux tableaux : le Portrait d’un artiste de El Greco (Séville, Museo de Bellas Artes) et les Demoiselles des bords de Seine de Courbet (Paris, Musée d’art moderne de la ville de Paris) qui deviennent Portrait d’un peintre d’après le Greco (Lucerne, Picasso Ammlung der Staaf Luzerni, Donation Rosengart) et Les Demoiselles des bords de Seine d’après Courbet (Bâle, Kunstmuseum).

Juin 1954
Rencontre avec Jacqueline Roque à la galerie Madoura.

Juin 1955
Picasso achète à Cannes, une grande bâtisse Belle Epoque, appelée La Californie.
L’importante rétrospective « Picasso, peintures 1900-1955 » qui se tient de juin au mois d’octobre au Musée des Arts décoratifs à Paris, présente la série des Femmes d’Alger d’après Delacroix.

17 août - 30 décembre 1957
Examen approfondi des Ménines de Velázquez (Madrid, Museo del Prado).
Réalisées au dernier étage de La Californie quarante-quatre variations d’après la toile du maître espagnol (Barcelone, Museu Picasso).

1958
Picasso achète le château de Vauvenargues, construction du XIVe siècle, situé près d’Aix-en-Provence au pied de la montagne Sainte-Victoire.

Août 1959
À Vauvenargues, les variations autour du Déjeuner sur l’herbe d’après Manet. Ce projet couvrira une dizaine de périodes distinctes de travail, échelonnées entre août 1959 et décembre 1961 et sera menée dans les trois différents ateliers de Vauvenargues, de La Californie et de Mougins.

2 novembre 1960
La lithographie Hommage à Bacchus (Graphikmuseum Pablo Picasso Münster) qui reprend la composition de la toile Le triomphe de Pan (Londres, National Gallery), de Poussin.

1962
Octobre-novembre :
Nature morte, chat et homard (Hakone Open-Air Museum) fait allusion à La Nature morte au homard de Delacroix (Paris, Musée du Louvre).
Hiver :
Diverses versions de L’Enlèvement des Sabines. Son inspiration est triple Le Massacre des innocents de Poussin (Chantilly, Musée Condé), L’enlèvement des Sabines de Poussin et Les Sabines de David. Picasso avait demandé à Héléne Parmelin de lui fournir des diapositives des oeuvres Le Massacre des innocents de Chantilly et des Sabines de David. C’est dans cette « chambre à peinture » que l’appareil de projection était installé et les images flottaient sur les murs de Notre-Dame-de-Vie.

Février 1963
Série du Peintre et son modèle. La Variation Rembrandt et Saskia d’après Rembrandt (collection particulière) du 13, 14 mars et Le Peintre et son modèle (Munich, Staatsgalerie moderner Kunst) en juin en constituent des pièces majeures.

Janvier - mai 1964
Série d’une vingtaine de toiles inspirées par l’Olympia de Manet (Paris, Musée d’Orsay). Une femme nue jouant avec un chat ou un oiseau y prend souvent les traits de Jacqueline tel que Nu couché jouant avec un chat (Bâle, Fondation Beyeler).

16 avril 1965
Il s’inspire des oeuvres de Rembrandt Femme se baignant (Hendrickje Stoffels) (Londres, National Gallery) et de la gravure Femme pissant (Amsterdam, Rijksmuseum) pour réaliser la grande toile provocante La Pisseuse (Paris, Musée National d’Art Moderne).
Représentée à la grecque, elle fait référence à la fois à la peinture hollandaise mais aussi aux sources antiques.

14 juin 1967
Nu couché (Paris, Musée Picasso) qui fait partie d’une séquence de nus en raccourcis de face, fait écho à la Maja desnuda de Goya (Madrid, Museo del Prado).

1969
Trois-centième anniversaire de Rembrandt.
Février :
Thème du mousquetaire fumant accompagné d’un cupidon comme Personnage rembranesque et Amour (Lucerne, Picasso Ammlung der Staaf Luzerni, Donation Rosengart) et Mousquetaire et cupidon (Cologne, Museum Ludwig). Ces oeuvres prennent leur source dans une oeuvre de Rembrandt Portrait de Jan Pellicorne et son fils Caspar (Londres, Wallace Collection).
27 mars :
Clin d’oeil au Triple portrait de Richelieu par Philippe de Champaigne (Londres, National Gallery) avec Tête de mousquetaire, le Cardinal Richelieu (Montréal, Musée des Beaux-Arts).
Eté :
D’après le Portrait du nain Sebastián de Morra de Velázquez (Madrid, Museo del Prado), le bouffon de la cour du roi Philippe IV, Picasso peint diverses variations : Homme assis à l’épée et à la fleur (Collection particulière), Le Nain (Collection particulière), Adolescent (Collection particulière).

Octobre 1970
Le Matador (Paris, Musée Picasso) peut être rapproché du Matador saluant de Manet et Nu couché et homme jouant de la guitare reprenant le thème de la sérénade comme l’oeuvre du Titien Vénus se divertissant avec l’Amour et la Musique (Madrid, Museo del Prado).

21-31 octobre 1971
90e anniversaire de Picasso, une sélection d’oeuvres des collections publiques françaises, aujourd’hui conservées au Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, est présentée dans la Grande Galerie du Louvre. Cet hommage rendu par le gouvernement français est exceptionnel puisque aucun artiste de son vivant n’avait exposé dans la Grande Galerie du Louvre. Héléne Parmelin nous rapporte un propos ironique de Picasso : « Parle-moi avec respect, je vais m’accrocher au Louvre ! » (Hélène Parmelin, Voyage en Picasso, Paris, éditions Robert Laffont, 1980)

Juin - juillet 1972
Série d’autoportraits où la tête devient parfois masque de mort aux yeux exorbités comme la gravure Tête d’homme du 4 juillet 1972 à la manière de l’Autoportrait de Rembrandt au chapeau, bouche ouverte et regardant fixement (Amsterdam, Museum het Rembrandthuis). Il poursuit la peinture à une cadence effrénée jusqu’au 18 août.

1973
8 avril :
Picasso meurt au Mas Notre-Dame-de-Vie à Mougins.
23 mai-23 septembre :
Durant cette période a lieu au Palais des Papes à Avignon l’exposition « Pablo Picasso, 1970-1972 », d’après une idée des époux Zervos, afin de découvrir les dernières oeuvres sélectionnées par Picasso lui-même en vue de cette manifestation.

Lanscape-author, ARAFA



السبت، 6 سبتمبر، 2008

الأحد، 31 أغسطس، 2008

السبت، 23 أغسطس، 2008

الخميس، 7 أغسطس، 2008

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